
"La campagne américaine s'est joué sur le rêve américain, Obama a essayé de redonner l'espoir aux Américains, on a l'équivalent aujourd'hui : le rêve européen", a lancé Daniel Cohn-Bendit à des jeunes Européens.
"The American election campaign was about the American Dream. Obama tried to give hope to the Americans. "We must give hope to the young Europeans," Dany Cohn-Bendit says. "That what the European dream is about".
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Le Rêve européen - The European Dream
Par Joke, vendredi 29 mai 2009 à 13:36 :: General
Sans l'euro - Without the euro

La monnaie française aurait déjà perdu plus de la moitié de sa valeur, les capitaux seraient partis en masse et les banques assiégées d'épargnants inquiets. Le scénario serait le même en Italie et en Espagne. Henri Guaino, qui veut que la France se dispense des dispositions du traité de Maastricht, est un dangereux irresponsable. Laisser croire que l'on peut s'en sortir sans l'Europe est une illusion. Ce type est un danger public.
Denis Clerc, économiste
Henri Guaino est conseiller spécial de Nicolas Sarkozy
French currency would have shed 50% of its value, assets would have flown out of the country and bank would be besieged by frightened customers. And it would be the same story in Italy and Spain. Henri Guaino, who wants France to opt out of the clauses of the Maastricht Treaty, is both dangerous and fooling. Pretending that France is able to pull through the crisis alone, without Europe, is an illusion. That guy is a public menace.
Denis Clerc, an economist
Henri Guaino is Nicolas Sarkozy's top adviser
Jörg Haider

Road accidents caused by speeding drivers cause hundreds of deaths every year across Europe's roads. Drunk drivers too slaughter the innocent. So it is a great shame that Austria this weekend gave a state funeral to a driver who was both speeding and drunk when he managed to kill himself last week.
Richard Corbett, MEP.
Des centaines de personnes sont tuées en Europe chaque année par des automobilistes en excès de vitesse. De nombreux innocents sont également massacrés par des conducteurs qui ont trop bu. C'est une honte que l'Autriche ait accordé des funérailles nationales le week-end dernier à un automobiliste qui s'est tué la semaine dernière parce qu'il roulait trop vite en étant de plus en état d'ébriété.
Richard Corbett, député européen
PAC - CAP

Le député européen Alain Lipietz traverse une période difficile, son épouse étant gravement malade. Il continue néanmoins son travail. Faire connaître ses positions est ma façon de lui manifester ma sympathie.
French MEP Alain Lipietz is going through a very difficult period, his wife being critically ill. Nevertheless he is still at work. Contributing (modestly) to publicize his position on PAC and the French presidency is my way to express my sympathy.
Les parlementaires européens n’ont aucun pouvoir sur la Politique Agriculture Commune dans le cadre de la constitution de Maastricht-Nice. Ils en auraient eu dans le cadre du TCE, ils en auraient si le traité de Lisbonne était adopté…
Sous prétexte de lutter contre la surproduction, l’actuelle mouture de la PAC aboutit à des absurdités aggravées par les choix propres du gouvernement français.
La présidence française, tout en rappelant que l’agriculture doit respecter l’environnement souligne que le risque de rareté est prioritaire et qu’il faut relancer la PAC dans une grande vague productiviste et exportatrice !
Alain Lipietz
Lire le billet d'Alain Lipietz
The Maatrich-Nice treaties give MEPs no power whatsoever over Common Agricultural Policy. The Treaty establishing a Constitution for Europe (TCE) would have given MEPs a competence in that field and the Lisbon would if it was adopted…
Under the pretext of countering overproduction, the current version of CAP leads to incongruities exacerbated by the French government's options.
The current French presidency, while repeating that agriculture must respect environment, stresses that avoiding shortage is the priority and therefore CAP must be given a new impulse by boosting production and exports!
Alain Lipietz Trad. Joke
Morcellement et intégration - Integration and fragmentation
La question de savoir si le Kosovo et l'Ossétie du Sud devraient être reconnus en tant qu'états souverains n'est que le dernier épisode en date d'une tendance qui a vu le nombre des états souverains en Europe plus que doubler en l'espace d'un siècle, et cette tendance a toutes les chances de continuer. Les plus anciens d'entre nous savent qu'il n'y avait que 22 états en Europe avant 1918 (et deux d'entre eux, l'Albanie et la Norvège n'étaient indépendants que depuis peu).
L'effondrement de l'Autriche-Hongrie et de l'Empire tsariste à l'issue de la Première Guerre Mondiale a vu se nombre atteindre 29 puis 30 avec l'accession de l'Irlande à l'indépendance. A la fin de la Seconde guerre Mondiale, pourtant, ce nombre tomba à 28 avec la disparition de l'Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie malgré la création de la RDA. Ce chiffre demeura presque inchangé pendant toute la durée de la Guerre Froide avec seulement l'indépendance de Malte et de Chypre qui le porta à 30.
Depuis la fin de la Guerre Froide, avec le démembrement de l'Union soviétique, de la Yougoslavie et de la Tchécoslovaquie, ce chiffre est passé, en dix ans, à 46. La reconnaissance du Kosovo, de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud nous amènerait à presque 50 états souverains sur le territoire de l'Europe. Et bien sûr certains diront que l'indépendance de la Flandre, de l'Ecosse, du Pays Basque et de la Catalogne n'est pas quelque chose que l'on puisse considérer comme impossible.
Donc, d'un continent avec 20 états en 1900 on pourrait arriver à un de 50 dans les prochaines années. Bien sûr la majorité de ces états seront membres de l'Union européenne. Le morcellement sera donc compensé par un certain degré d'intégration. En effet c'est cette intégration même qui a permis dans certains cas de considérer comme viable l'existence de pays plus petits. On peut soutenir en effet qu'une indépendance à l'intérieur de l'Europe paraîtra beaucoup moins isolationniste puisqu'il s'agira d' améliorer son statut et non pas de s'aventurer seul dans la jungle. Mais ce scénario n'est pas sans poser des problèmes. Que dire des autres parties du monde où il y a un d'innombrables groupes ethniques ou autres qui chercheront à obtenir leur indépendance ?
Un monde morcelé en plusieurs centaines de petits pays au côté d'une poignée de géants ne parviendrait pas forcément plus facilement à trouver des accords sur des sujets planétaires – comme les problèmes environnementaux – bien au contraire. Cela pourrait aussi entraîner une course aux armements puisque ces petits pays pourraient vouloir leurs propres armées pour se défendre contre les menaces réelles ou imaginaires de leurs voisins. Tout dépendrait des organismes d'intégration et de coopération que l'on créerait. Et sur ce point certainement l'Europe demeure un modèle.
Richard Corbett, député européen, 28 août 2008
Following on from yesterday, the question of whether Kosovo and South Ossetia should be recognised as sovereign states is only the latest in a trend that has seen the number of sovereign countries in Europe more than double in the space of a century, with every possibility that this trend will continue. But in the living memory of our most senior citizens, there were only 22 states in Europe prior to 1918, (and two of these, Albania and Norway, were only recently independent).
The break up of Austria-Hungary and the Tsarist Empire at the end of the First World War saw this rise to 29, soon reaching 30 with the establishment of an independent Ireland. At the end of the Second World War, however, this had fallen to 28, with the disappearance of Estonia, Latvia and Lithuania hardly compensated for by the creation of the GDR. This figures remained stable during the entire Cold War period, increasing only with the independence of Malta and Cyprus, bringing the total to 30.
Since the end of the Cold War, the break ups of the Soviet Union, Yugoslavia and Czechoslovakia, saw this jump, within a decade, to 46. Recognition of the independence of Kosovo, Abkhazia and South Ossetia would bring us to nearly 50 sovereign states on the territory of Europe. And, of course, some would argue that the independence of Flanders, Scotland, the Basque country and Catalonia is not beyond the bounds of the impossible.
So, from a continent of 20 sovereign states in 1900 we could well have one with over 50 in the coming years. Of course, the majority of the states will be in the European Union. Fragmentation will have been balanced by a degree of integration. Indeed, it is this very integration that has made it plausible, in some cases, for smaller units to be viable. Arguing, for independence within Europe sounds far less isolationist when you are simply making the case to upgrade your status rather than go off into the wilderness. But that scenario is not without problems. And what about other parts of the world where there are countless ethnicities and other groups who could seek to aspire to independence?
A world fragmented into several hundred small countries along with just a handful of giants would not necessarily be a better place in terms of getting world level agreement on global issues - not least environmental ones, it might prove even more difficult than now. There could also be an arms race as such countries seek to develop their own armies and defend themselves against real or imaginary threats from their neighbours. Much would depend on the multilateral frameworks created for integration and cooperation. And here Europe certainly remains a model.
Richard Corbett MEP, August 28, 2008
KM - Mile
Le député européen britannique Richard Corbett a été contacté par un journaliste du Daily Express [quotidien britannique conservateur et anti-européen – NDT] qui voulait savoir si une campagne n'était pas en préparation au Parlement européen pour obtenir que le Royaume-Uni soit contraint d'adopter les kilomètresmiles sur toutes les routes du pays. à la place des
"Bien que le journaliste ait immédiatement ajouté qu'il savait qu'on avait accordé à la Grande-Bretagne une dérogation permanente pour l'autoriser à continuer à utiliser les mesures anglaises pour les panneaux routiers et que tout changement ne pourrait être que le fait du gouvernement et du parlement britanniques," raconte Corbett, "le journaliste voulait néanmoins savoir si je connaissais quelqu'un au Parlement européen qui voulait enterrer le mile, même si cela paraissait hors de propos à l'heure actuelle."
Richard Corbett prévient ses concitoyens qu'ils doivent s'attendre, dans les prochaines semaines, à ce que le Daily Express lance une grande campagne "Défendons notre mile" pour déjouer le complot qui prétend obliger les Britanniques à utiliser le kilomètre – même si on sait pertinemment au Daily Express que le mile n'est menacé en aucune façon.
D'après Richard Corbett
As always, the coming of August brings the arrival of the silly season and like the first daffodil of spring, a Daily Express journalist has been in contact with me asking me whether there is anyone in the European Parliament campaigning to make the UK change its road signs to kilometres.
Now the journalist was quick to mention the permanent derogation Britain has been granted on the use of imperial measurements for road signs and as such knew any change would be solely up to the British government and parliament. Yet the journalist still wanted to know if there was anyone in the European parliament who wanted Britain to ditch miles, even though this would be entirely irrelevant to the current situation.
So, sometime in the next month expect some ridiculous "save our mile" campaign in the Express suggesting there is a plot to force Britain to use the kilometre - even though the newspaper fully understands there is absolutely no threat whatsoever to the British mile.
Bronislaw Geremek

Le 2 novembre 2007, Joke écrivait ici :
"La Potence et la Pitié - J'écoutais de la musique à la radio. Puis il y a eu cette chronique à propos d'un livre de Bronislaw Geremek : La potence et la pitié. Un livre qui explique l'évolution du statut des pauvres depuis le Moyen Âge jusqu'à nos jours en Europe occidentale. Vous connaissez Bronislaw Geremek. C'est ce député européen polonais que le gouvernement polonais qui vient d'être battu aux élections voulait priver de son siège de député parce qu'il refusait de se conformer à la loi de la "lustration", imposant aux personnalités publiques de déclarer leurs éventuelles anciennes activités avec la police secrète communiste."
Savoir qui était Bronislaw Geremek
Sur La potence et la pitié, lire Pauvreté
Lire l'hommage à Bronislaw Geremek que Weronika Zarachowicz écrit dans Télérama cette semaine : Le Machiavel du bien
On november 2nd 2007, Joke wrote on his blog:
"Poverty - I was listening to music on the radio this morning. And then I heard a review about a book by Bronislaw Geremek: Poverty. It explains the evolution of the status of the poor in Western Europe from the Middle Ages to our time.
Bronislaw Geremek is someone you know. He is the Polish MEP that the former Polish government wanted to deprive from his seat of MEP because he refused to declare that he had never collaborated with the communist secret service.
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